J'ai toujours ressenti, au contact des mouvements de jeunes gens en lutte, un curieux sentiment mêlé de pitié et de dédain, quelque soit le motif de leur prétendu combat. Ces hordes aux cheveux gras n'inspirent que le dégoût. La laideur y côtoie la grossièreté, le rebelle déjà vieux traîne malaisément son pathos parmi les jeunes moutons perdus, fiers d'un futur diplôme déjà troué de corrosives grèves à répétition. Le motif de leur lutte importe peu. Quelque soit le prétexte, la horde braille invariablement des slogans idiots dégorgés dans une langue corrompue, réceptacles fétides de vagues idées germant quelque part, au fond des circonvolutions de leurs cerveaux malades.
mardi 17 février 2009
vendredi 16 janvier 2009
Induire des rêves lucides, II
A la suite d'un post précédent portant sur les méthodes d'induction de rêve lucide, je confirme par une nouvelle expérience la validité de l'autosuggestion et de la "concentration" telle que je l'ai précédemment définie. J'ai en effet tenté de m'endormir une nouvelle fois (avant une sieste) avec la volonté d'entrer dans un rêve lucide. Bien que cela n'ait pas fonctionné, j'ai néanmoins pu expérimenter ce qui semble être un début de paralysie du sommeil.
La paralysie a duré en tout et pour tout quelque chose comme une trentaine de secondes. Je n'arrivais pas à ouvrir les yeux, je n'étais donc pas doté du sens de la vue. Une main m'a saisi au cou (j'imagine de par sa force et sa brutalité qu'il s'agissait d'une main d'homme) en forçant relativement fortement, sans pour autant que cela ne m'étouffe. En dépit de ma volonté, je ne pouvais pas bouger. L'expérience n'a cependant pas été choquante : je n'ai pas ressenti de douleur physique, ni de peur d'ailleurs. Je sais, de par la lecture de certains témoignages, que le déroulement de la paralysie dépend grandement de notre état d'esprit du moment ; je me souviens même (sans succès) m'être concentré pour que la main qui s'attaquait à moi me lâche ou me masse le cou... J'en déduis que mon relatif détachement vis-à-vis de l'événement m'a évité une paralysie qui aurait pu être autrement plus pénible et effrayante, ce qu'elle est, semble-t-il, dans de nombreux cas.
La paralysie a duré en tout et pour tout quelque chose comme une trentaine de secondes. Je n'arrivais pas à ouvrir les yeux, je n'étais donc pas doté du sens de la vue. Une main m'a saisi au cou (j'imagine de par sa force et sa brutalité qu'il s'agissait d'une main d'homme) en forçant relativement fortement, sans pour autant que cela ne m'étouffe. En dépit de ma volonté, je ne pouvais pas bouger. L'expérience n'a cependant pas été choquante : je n'ai pas ressenti de douleur physique, ni de peur d'ailleurs. Je sais, de par la lecture de certains témoignages, que le déroulement de la paralysie dépend grandement de notre état d'esprit du moment ; je me souviens même (sans succès) m'être concentré pour que la main qui s'attaquait à moi me lâche ou me masse le cou... J'en déduis que mon relatif détachement vis-à-vis de l'événement m'a évité une paralysie qui aurait pu être autrement plus pénible et effrayante, ce qu'elle est, semble-t-il, dans de nombreux cas.
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jeudi 25 décembre 2008
Quelques scolies choisies de Nicolás Gómez Dávila
Joyeuses fêtes à tous ! Voici quelques pensées en guise de cadeau.
L'univers est important s'il est apparence, insignifiant s'il est réalité.
Nous ne sommes pas la somme de nos actes. Nous sommes l'intégrité de notre cristal secret, ou sa plus secrète fêlure.
Au fin fond du labyrinthe de notre âme grogne un singe apeuré.
Les plaisirs qui nous comblent sont avant tout ceux que souvent nous laissons innomés tant ils sont humbles.
Les choses n'exhalent leur essence qu'entre les doigts crispés de la nostalgie ou du désir.
Le monde où il vaudrait la peine de voyager n'existe plus que dans les vieux livres de voyage.
L'homme traque le désir et ne capture que la nostalgie.
Les palais se construisent avec les décombres des rêves.
Le Réactionnaire authentique, Nicolás Gómez Dávila
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vendredi 12 décembre 2008
Pensée du jour, III
C'est le sentiment noble qui nous interdit de n'être que des jouisseurs de la vie. Ce sentiment se révolte contre toute espèce d'hédonisme. Nous devons nous acquitter de quelque chose en retour. - Mais la croyance fondamentale de la masse, c'est qu'il faut vivre pour rien, - c'est là sa vulgarité.
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
dimanche 7 décembre 2008
Induire des rêves lucides
Pour tous ceux intéressés par les voyages oniriques, j'ai récemment fait l'expérience d'une technique permettant de les induire assez facilement. Il existe une variété de solutions pour amorcer un rêve lucide, mais la plus efficace dans mon cas revient à s'endormir progressivement en voulant, d'une part, atteindre un état de lucidité, tout en se concentrant, d'autre part, sur une image particulière (n'importe laquelle). A l'évidence, cette technique ne peut fonctionner la veille d'une longue nuit de sommeil ; les rêves lucides ne survenant qu'en période de sommeil paradoxal, ce n'est qu'au petit matin (avant de s'endormir à nouveau) ou avant une sieste par exemple qu'elle peut être efficace.
Une fois entré dans le rêve lucide, il peut être difficile de maintenir la lucidité. Il est tout d'abord important de ne pas trop s'exciter, bien qu'il est vrai que ce soit difficile pour un débutant, tant l'expérience du rêve lucide peut être curieuse et déroutante. Lorsque l'on sent que la lucidité s'efface subitement, que l'on perd pied pour ainsi dire, j'utilise la même technique pour ma part que lors de l'endormissement : je me concentre sur une image, sur un détail (par exemple, ma montre, ou les caractères imprimés sur une feuille de papier) ce qui a pour effet de renforcer fortement et directement la lucidité.
Je prodiguerai éventuellement d'autres conseils à ce propos au grès de mes futures expériences.
Une fois entré dans le rêve lucide, il peut être difficile de maintenir la lucidité. Il est tout d'abord important de ne pas trop s'exciter, bien qu'il est vrai que ce soit difficile pour un débutant, tant l'expérience du rêve lucide peut être curieuse et déroutante. Lorsque l'on sent que la lucidité s'efface subitement, que l'on perd pied pour ainsi dire, j'utilise la même technique pour ma part que lors de l'endormissement : je me concentre sur une image, sur un détail (par exemple, ma montre, ou les caractères imprimés sur une feuille de papier) ce qui a pour effet de renforcer fortement et directement la lucidité.
Je prodiguerai éventuellement d'autres conseils à ce propos au grès de mes futures expériences.
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jeudi 27 novembre 2008
Le poids du passé
Je me faisais hier la réflexion suivante : en quoi un passé peut-il être plus lourd à porter qu'un autre ? Le passé nous est inaccessible ; le seul passé qui demeure vit en nos souvenirs. Quelle différence fondamentale peut-il bien exister entre des souvenirs véritables, renvoyant à des faits réels, et des souvenirs imaginaires, créés de toute pièce par l'esprit humain ? Ce ne sont, dans un cas comme dans l'autre, que des images dans notre tête et c'est d'autant plus vrai que les souvenirs "véritables" eux-mêmes sont partiellement artificiels, de par les exagérations et les oublis qui les accompagnent.
mercredi 26 novembre 2008
Pensée du jour, II
Se faire des amis est un plaisir de bourgeois, se faire des ennemis un plaisir d'aristocrate.
Henri de Montherlant
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